VANDALISM : BEAUTIFUL AS A ROCK IN A COP'S FACE .

 VANDALISM : BEAUTIFUL AS A ROCK IN A COP'S FACE .
# Posté le dimanche 10 février 2008 10:26
Modifié le vendredi 23 mai 2008 14:01

Dans l'espace les étoiles ne sont pas proches, elles brillent juste comme une morgue, et j'ai rêvé que j'étais un cosmonaute qui brûlait comme un papillon de nuit dans une flamme et notre monde s'en était allé, mais je ne me suis pas attaché à votre monde. Marilyn Manson

 Dans l'espace les étoiles ne sont pas proches, elles brillent juste comme une morgue, et j'ai rêvé que j'étais un cosmonaute qui brûlait comme un papillon de nuit dans une flamme et notre monde s'en était allé, mais je ne me suis pas attaché à votre monde. Marilyn Manson
Le vent fait trembler les rideaux et berce des ombres malsaines sur les murs. Le froid crache des glaçons sur le goudron. La tempête frappe les fragments de cerveaux encore présents dans les boîtes craniennes et la foudre électrocute les oiseaux. Les lampadaires s'éteignent, les portes s'entrouvrent, la neige apparaît au seuil des foyers, poussée par le souffle du vent et glace les corps. Les lumières clignotent, les fréquences se brouillent, le c½ur du monde fond sous l'intensité des ondes et les ponts s'écroulent. Les buildings sont absorbés par de gros nuages gris et disparaissent avec le mal de vivre, les déserts brûlent, les c½urs flambent et les océans s'évaporent. Les âmes crament, les vitres se brisent, laissant entrer le vent qui meurt avec le temps. Des enfants embrassent des bombes et les envoient au visage de leurs présidents. Les démones ont pris un lance pierre, l'ont garni de roses noires et rouges qu'elles lancent vers les cieux pour écorcher la main de Dieu, mais sa paume est déjà toute encroûtée. Les sourires se sont décollés des faces de cons. Les programmes génétiques s'effacent emportant les restes d'êtres autodétruits. Tous les chemins se joignent et convergent en une cavité, l'enfer. L'herbe se fait absorber par la terre devenue boue. Les arbres se cassent, les âmes s'effacent, les moutons crèvent et piétinent leurs rêves. Les espoirs sont désormais noirs et le bonheur, éternellement condamné. Les esprits sont gobés, vidés et recyclés dans un objet volant non identifié. Les habitants de la terre sont exténués et leurs capacités s'effondrent. Les cadavres sont balayés et jetés dans l'univers, la croûte terrestre est nettoyée. Sur une planète proche, le responsable observe la scène de sa prière exaucée. De ses grands yeux amandes, sortent deux petites perles humides qu'il expluse en rabaissant ses paupières. Il charge son carton aux produits magiques, exterminateurs de clones et s'en va anéantir le mal d'un autre monde.

# Posté le lundi 18 février 2008 10:58
Modifié le vendredi 23 mai 2008 14:52

Nous allumons une bougie sur une terre que nous avons faite en enfer et prétendons que nous étions au paradis.

 Nous allumons une bougie sur une terre que nous avons faite en enfer et prétendons que nous étions au paradis.
Ce matin, au seuil de l'affluent, la mer a largué un ange. Effacé par le brouillard, asphyxié par un reste de fumée, son coeur s'est arrêté de battre. Le vent crache quelques poussées fraîches qui se collent contre son corps. Quelques plumes encrassées s'envolent. Le vent continue à souffler espérant que l'être planté dans le sol puisse de nouveau faire battre des ailes. La masse blanchâtre d'origne immaculée est salie et perd sa vie. La plage a récupéré des ailes encroûtées, un coeur émietté et quelques déchets qui stagnent sur l'eau. L'ange flotte comme une bouée crevée. Une vague l'a déposé au bord de l'eau. Il crache, voudrait se vider du liquide salé qui le tue, mais il est déjà mort. Son sang coule au bord de l'eau, se mêlant à l'écume souillée d'impuretés. Le bruit d'une armée d'avions résonne au fond des cieux, une explosion a brouillé le ciel. Une poignée de terroristes qui viennent de rater leur cible tombent six mètres sous mer. Du haut de la falaise, un kamikaze s'écrase sur la plage ensanglantée, se heurtant à quelques rochers. Le coeur infecté, la psyché désarmée, l'égo éclaté et les poumons noyés par l'eau salée, sa volonté est brisée, il devait se tuer en tuant mais a échoué. Même détruire il n'a pas su faire, sa mort a démontré à l'éternité que c'était un raté. Sa mission n'est pas accomplie, mais peu importe puisqu'il a atteint le point final de la destruction. Le temps passe, les corps pourrissent, le sable se glace. La mer se froisse et fait voler quelques coquillages écrasés. Au creux de la vague, le kamikaze s'intoxique d'une asphyxie prématurée. Les produits criminels qu'il devait lâcher se sont imprégnés de son coeur. Sa mort ne tardera pas, personne ne le remarquera. Le grèle se dégèle, les nuages se fendent et absorbent le brouillard pour se teindre de gris. Le ciel s'ouvre et glisse la foudre. Quelques éclairs surgissent. Plus rien. Le paradis est attaqué, les anges sont violentés, les kamikazes ont débarqué et violent les cieux. Le néant ne revient pas, l'humanité s'inquiète; elle va bientôt disparaître.

# Posté le lundi 18 février 2008 12:19
Modifié le vendredi 23 mai 2008 15:13

Tu détestes globalement tout, pourtant t'oublies éternellement de t'accrocher au rien qui te reste.

 Tu détestes globalement tout, pourtant t'oublies éternellement de t'accrocher au rien qui te reste.
Deviens rien, tu seras mon sosie. Prends ma main, je suis un zombie. Guide moi, je n'ai confiance qu'en toi et ta déchéance. Elle au moins,
sans nous prendre pour rien, est bien réelle, même si elle a coupé nos ailes.

J'ai pioché deux mots qui me faisaient rêver dans l'abécédaire de mes idées, et je les ai glissé dans mon cerveau. J'ai laissé travailler ma psyché et dans mon esprit est apparu un fruit nouveau.
# Posté le samedi 01 mars 2008 11:43
Modifié le lundi 09 juin 2008 13:04

Pourquoi ne pas admettre que l'on regrette chaque geste, qu'ils sont là partout et qu'ils nous guettent ?

 Pourquoi ne pas admettre que l'on regrette chaque geste, qu'ils sont là partout et qu'ils nous guettent ?
Le journal de Boddah
« Minuit, le temps a peu avan, le clocher vient de sonner. J'ai faim de somnifères en cette nuit il n'y a rien à faire. J'ai vraiment envie de pleurer, mais ma psyché est desséchée. Je suis vidé. Condamné à mourir, j'erre sur un sentier de bitume, le corps glacé, vibrant comme une corde. Le mal-être ancré en moi, j'ai la rage à la plume. Je suis assis au milieu d'un chemin et j'attends que quelqu'un vienne prendre ma main. Éclairé par un lampadaire, démuni de lumière, j'aimerais faire quelques pas, combattre le froid, mais je ne peux pas, je ne suis déjà plus là. De temps en temps, je regarde au bout de la route, au fond de la rue, mais il n'y a rien. J'attendrai. J'attendrai et peut-être que j'en crèverai. J'espèrerai, je prierai, jusqu'à vraiment y croire. Je partirai seulement quand j'aurais consummer tous mes espoirs. Je quitterai l'herbe glacée dans laquelle je suis posé quand le jour sera levé. Mais je reviendrai à la nuit tombée. Ma vie se construit sur des utopies, voilà pourquoi elle se détruit. Il y a de gros nuages gris dans ma tête, un peu de fumée polluée sort d'un pot d'échappement, l'être que j'attend est là, face à moi, mais il ne me voit pas. Je l'interpelle, je hurle, il ne réagit pas, je ne suis plus qu'un brin de neutralité dans le champ de ses mauvaises herbes. Aujourd'hui, j'ai appris que le fait d'exprimer ses pensées est toujours payé d'une mauvaise monnaie avant d'être remboursé par de terribles regrets. [...] Ses mouvements ne sont plus qu'un arrière plan, son discours, un bruit sourd. Tuée, la victime allongée. Défoncée, elle commence à délirer. Rongée d'un mal-être permanent, pour combien de temps ? »

# Posté le samedi 05 avril 2008 08:13
Modifié le lundi 02 juin 2008 11:33